Test de Stroop
Ignore le mot, touche la couleur de l’encre. Quarante-cinq secondes.
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À propos de ce test
L’effet qui donne son nom à ce jeu a été décrit par le psychologue américain John Ridley Stroop dans un article de 1935. Son observation est d’une simplicité désarmante : demandez à quelqu’un de nommer la couleur de l’encre dans laquelle un mot est imprimé, et il sera nettement plus lent si ce mot est lui-même un nom de couleur différent. « Rouge » écrit en bleu coûte du temps. Le même carré de couleur sans texte n’en coûte aucun.
L’explication la plus courante est une affaire d’automatisme : chez un lecteur entraîné, lire est devenu involontaire, alors que nommer une couleur reste une opération contrôlée. Les deux réponses arrivent en même temps dans la même sortie — la bouche, ou ici le doigt — et il faut en éteindre une. Ce freinage se mesure en dizaines de millisecondes, et il se voit même chez des gens qui jurent ne pas avoir lu le mot.
Soyons clairs sur ce que fait cette page : elle s’inspire du protocole, elle ne le reproduit pas. Un vrai test de Stroop compare des conditions congruentes et incongruentes, chronomètre chaque réponse et se lit à côté d’autres mesures. Ici on compte des bonnes réponses en quarante-cinq secondes, avec une souris ou un pouce. C’est amusant, c’est révélateur d’un entraînement, et ce n’est en aucun cas un résultat clinique.
Comment ça marche
Un mot de couleur s’affiche, imprimé dans une encre toujours différente de ce qu’il nomme. Tu touches la pastille correspondant à l’encre : les six pastilles sont dans l’ordre rouge, bleu, vert, jaune, violet, orange, et les touches 1 à 6 font la même chose au clavier. Une bonne réponse incrémente le score, une erreur ne coûte rien d’autre que le temps perdu. Le score sur 100 part de huit bonnes réponses et plafonne à quarante-cinq.
Ce test est proposé à titre de divertissement. Il ne constitue ni un diagnostic ni un avis professionnel.